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Ligne de vie (vue d’ensemble)
Installation photographique dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1920 (détail)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1920 (détail photographié après cinq ans)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie, Solange Fréchette lors de la visite publique, Chesterville, 19 août 2006
photographie : Marc Beaudoin
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Ligne de vie - 1890 (détail photographié après quatre ans)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1978 (détail)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1930 (détail photographié après cinq ans)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1948 (détail)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie - 1945 (détail)
implants photographiques dans le paysage, Chesterville, 2004-05
photographie : Dominique Laquerre
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Ligne de vie, André Fréchette et un enfant lors de la visite publique en 2009
photographie : Yves Fréchette
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Ligne de vie, visite publique, Chesterville, août 2006
photographie : Marc Beaudoin
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Ligne de vie, visite publique, Chesterville, août 2006
photographie : Marc Beaudoin
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art en nature
Ligne de vie
2004 - 06
Dans un boisé coupé à blanc il y a environ quarante ans, subsistent de gros arbres dont la cime domine la forêt jeune. Ils ont été épargnés parce que des clôtures avaient été clouées sur leur tronc ou parce qu’il délimitaient les lignes du cadastre. Dans la propriété forestière de Dominique Laquerre, un de ces alignements d’arbres prend la forme d’une « ligne de vie » en devenant le support d’un récit reliant le territoire à ceux qui l’ont habité, transformé, exploité de manières très diversifiées depuis un peu plus d’un siècle.
Ayant rencontré plusieurs fois des anciens résidents de la ferme où elle réside depuis plus de vingt-cinq ans, Dominique Laquerre a recueilli des photographies et des informations sur la petite histoire des lieux. Dominique Laquerre a arpenté les bois et les champs en compagnie de M. André Fréchette agriculteur aujourd’hui retraité, né dans cette maison construite par son grand-père et ayant grandi sur cette ferme pour observer des traces de mémoire avant qu’elles ne s’efffacent. Des premières familles de squatters qui, sans titre de propriété, habitaient sur les terres en défrichage pour tirer subsistance de la potasse fabriquée avec la cendre des abatis jusqu’aux citadins revenus aux sources dans les années soixante-dix, en passant par quelques générations d’agriculteurs et de bûcherons, cette petite histoire, loin d’être exceptionnelle, révèle bien les ruptures et les continuités du rapport des québécois avec la nature.
La « ligne de vie » longe un sentier où tout à coup apparaissent, incrustées dans plusieurs grands arbres, des photographies de gens d’hier et d’aujourd’hui. Dans la pose ou le vêtement, le cadrage ou le décor, on décèle des époques différentes mais également des constantes. Pour cette oeuvre-processus, Dominique Laquerre a adapté des techniques de chirurgie pratiquées en arboriculture. L’artiste insère des photographies imprimées sur des plaques d’aluminium sous l’écorce des arbres afin que le cambium se cicatrise autour d’elles. Le format des plaques, les ancrages choisis et le moment de l’intervention font que les arbres acceptent bien l’implant et continuent de croître. L’arbre vivant et l’objet culturel s’accomoderont l’un de l’autre pendant que le temps, le soleil, les pluies et le gel feront leur travail d’altération. La photographie, prise il y a parfois très longtemps, choisie puis révélée grâce aux sels d’argent ou autres alchimies numériques amorce, dès son installation en forêt, son processus d’effacement, retournant après quelques années peut-être au silence de la plaque blanche.
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