Quatre appareils de mise en lumière et neuf petits poèmes de la promeneuse solitaire
(vue d’ensemble)
techniques mixtes, matériaux divers, 1991
photographie : Daniel Roussel

IIIe appareil de mise en lumière
techniques mixtes, acier, plâtre, cuivre, herbe, 1991
photographie : Daniel Roussel

IVe appareil de mise en lumière
acier, verre, racine, sable, 1991
photographie : Daniel Roussel

Petit poème de la promeneuse solitaire VII
techniques mixtes sur plâtre, 40cm X 40, 1991
photographie : Daniel Roussel

Petit poème de la promeneuse solitaire CXI
techniques mixtes sur plâtre, 30cm X 40, 1991
photographie : Daniel Roussel

Petit poème de la promeneuse solitaire XVIII
techniques mixtes sur plâtre, 46cm X 46, 1991
photographie : Daniel Roussel

Petit poème de la promeneuse solitaire XXIV
techniques mixtes sur plâtre, 40cm X 40, 1991
photographie : Daniel Roussel

Dégradation
techniques mixtes sur placoplâtre, acier oxydé, 66cm X 86, 1991
photographie : Daniel Roussel

Nouveau Monde
techniques mixtes sur placoplâtre et plexiglass, plomb, 170cm X 90 X 30, 1992
photographie : Dominique Laquerre

galerie

Territoires
1990 - 91

Contrairement au cartésianisme qui morcelle, cloisonne et isole les objets pour les connaître, la pensée primitive est holistique. Effectuant un cadrage ou la mise en lumière d’un détail, sans extirper celui-ci de l’ensemble, le regard holiste préserve l’immensité et la complexité du monde. Forcément la stature de l’humain se fait plus humble.

Les « Petits poèmes de la promeneuse solitaire » peuvent être perçus comme un clin d’oeil à Rousseau ou à Junger. Au fil de promenades en nature, les pas de l’artiste suivent ceux de l’enfant ou du poète; s’attardant sur de petites choses et apprenant l’émerveillement. Au lieu de glaner ces petits objets qui piquaient sa curiosité, Dominique Laquerre — telle une archéologue enjouée — en prenait sur place l’empreinte dans le plâtre pour fabriquer, revenue à l’atelier, le petit poème du jour. Un oeuf, un os, un noeud de bois ou les veines d’un sol argileux deviennent oeuvre d’art. La surface de plâtre est ensuite dessinée au fusain et à la sanguine. Quant aux « Appareils de mise en lumière », ils sont des allégories du regard qui a fait naître les petits poèmes. Transgressant l’usage du socle en sculpture, un cône de cuivre dirige le regard vers le sol et canalise la lumière qui illumine ainsi un détail d’herbe, de feuilles mortes ou de cailloux.

       

© Dominique Laquerre 2010