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Désir d’éternité I (polyptyque)
fusain et photographie sur panneaux, 175cm X 75, 1995
photographie : Daniel Roussel
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Désir d’éternité II (polyptyque)
fusain et photographie sur panneaux, 175cm X 75, 1995
photographie : Daniel Roussel
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Désir d’éternité III (polyptyque)
acrylique et photographie sur panneaux, 175cm X 75, 1995
photographie : Daniel Roussel
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Nommer les lieux (polyptyque)
techniques mixtes et photographie sur panneaux, 75cm X 113, 1995
photographie : Dominique Laquerre
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Mécanisme du souvenir et de la mélancolie I (polyptyque)
techniques mixtes et photographie sur panneaux, 170cm X 134, 1995-96
photographie : Dominique Laquerre
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Mécanisme du souvenir et de la mélancolie II (polyptyque)
techniques mixtes et photographie sur panneaux, 170cm X 134, 1995-96
photographie : Dominique Laquerre
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galerie
Désir d’éternité
1995 - 98
Dominique Laquerre s’intéresse à l’appropriation affective du paysage. Celui-ci devient l’écran de nos souvenirs. Une simple odeur, un bruit ou l’image d’un lieu nous font revisiter des moments enfuis. Cette appropriation vient à travers l’expérience du lieu mais aussi à travers les traces qu’on laisse dans le paysage. Des traces toutes simples en des lieux sauvages : coeur gravé sur l’écorce d’un arbre, mots peints sur un rocher...
« Ces traces semblent des ruptures au sein de ce qui apparaît comme Harmonie. La nature est souillée. Il arrive qu’une seule initiale gravée sur un arbre choque plus que tous les graffiti des villes réunis. J’ai donc voulu pousser ma réflexion au-delà du moralisme écologique pour tenter de comprendre ce besoin de laisser des traces, cette quête ou ce voeu d’une éternité qui nous échappe. »
Dominique Laquerre, 1996
Juxtaposant croquis au fusain du paysage et photographies de graffiti trouvés dans la nature, ces polyptyques soulignent l’humilité en même temps que la grande prétention de l’humain. Alors que les intempéries et la matière vivante digèrent les graffiti, les croquis au fusain luttent contre l’effacement, ils constituent une inlassable répétition, une dérisoire tentative de saisir l’instant et de le fixer.
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